Il est 15heures20. Et contrairement à d'habitude je n'allume pas mon ordinateur. C'est sûrement, et c'est même certains que ce soit une réaction puérile. Mais peu importe. Je ne veux pas l'affronter. Oui, je parle de Tom. Je ne sais pas pourquoi.. Peut-être parce que je sais qu'à tout moment il peut me faire resombrer. Il sait utiliser les bons mots, alors il en est capable. Alors je préfère m'eloigner de ce monde. En espérant y arriver ; ce que je doute fortement. C'est le seul endroit où je me sens bien ; enfin me sentais bien .. Depuis son arrivée .. Je voudrais le croire ; mais si c'est pour me faire avoir une nouvelle fois, non merci.
Ce week-end je ne sors pas. Le temps est pluvieux ; et puis je n'ai pas réellement d'amis, alors à quoi bon. Autant rester chez sois au chaud. Je n'arrête pas de penser à lui, Tom. Je ne comprend toujours pas pourquoi. Pourquoi je pense à lui matin et jours ? Je passe mes journées à écouter de la musique, à regarder des films, à aider mon père pour différentes tâches.. En essayant de le chasser de mon esprit ; en vain je dois dire. Je m'imagine alors qu'il ne joue pas un jeu, et qu'un jour lui et moi on sera ensemble.. Je divague complètement.
Je m'affale alors sur mon lit, après avoir insérer le CD de Placebo dans la chaîne hifi. Ecouter de la musique me detend, m'aide à reprendre mes esprits. Cela fait maintenant 3jours que je connais Tom ; enfin connaitre est un bien grand mot ; je dirais plutot que cela fait 3jours que Tom hante mes esprits. Je n'ai toujours pas allumé l'ordinateur depuis. J'appréhendre ce que je pourrais voir. S'il ne m'envoit plus de message c'est que j'avais raison, et je serais énormement décu ; et si le contraire se produit, alors j'aviserai.
Lundi. Je suis malade, j'ai du attraper un virus. Au moins, je ne vais pas au lycée ; à mon plus grand bonheur. Par contre rester clouer au lit ne m'enchante guère. Je n'ai vraiment rien à faire ; alors je décide de me connecter sur mon site internet. J'appréhende beaucoup. La boule que j'ai dans le ventre me fait de plus en plus mal, c'est insupportable. Je ne comprend pas cette réaction. Peu importe. Etait-ce un jeu ? Etait-ce vrai ? J'ai un grand nombre de commentaires non validés. La plupart sont de Tom ; j'en suis ravi, et ma boule disparait peu à peu. Il s'excuse a chacun de ces commentaires, essayant de me rassurer comme il le peut. Je peux même voir qu'il s'inquiète de mon abscence. Ais-je fais une erreur ? Possible.. Je me dois de lui répondre, c'est la moindre des choses.
- Salut Tom. Desolé de mon abscence ces 3derniers jours, mais j'avais besoin de prendre du recul par rapport à tout ça. Je ne voulais pas me faire avoir une seconde fois. Je t'ai sûrement jugé trop vite ; je m'en excuse. J'espère que tu accepteras mes excuses. Ciao. Mon coeur s'est emballé en quelques secondes. Je ne sais pas s'il répondera. Après tout cela serait normal, après ce que j'ai fais. Quelques secondes plutard je recois une réponse. De Tom. Mes mains deviennent moites, appréhandant la réponse.
- Bill ?! C'est bien toi ? Je .. Biensûr que j'accepte tes excuses. C'est à moi de m'excuser ; j'ai très mal démarrer.. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé par le passé, mais je t'assure que je ne suis pas la pour te faire souffrir. Mais .. Dis moi tu ne devrais pas être en cours ? Il a répondu.. Il accepte mes excuses. J'en souris. J'ai fais fausse route.. Ou bien .. Je me pose trop de questions. J'aviserai au moment venu.
- Oui c'est bien moi. C'etait con de ma part de ne pas te donner de nouvelles .. Mais comme je te l'ai dis j'en avais besoin. Je te remercie de me comprendre. Si, je devais être en cours mais je suis malade ..
- Malade ? Tu es malades ? Tu as quoi ? C'est grave ? Tom s'inquieterait-il pour moi ? Tom aurait-il un coeur ? En tout cas, j'aime ce Tom la. Et j'espère vraiment que je ne me jette pas dans la gueule du loup.
- Non , ne t'inquiètes pas. J'ai juste une petite grippe. C'est passager, dans deux jours j'irais mieux. Enfin je l'espère.
- Ce n'est pas rien quand même. Repose toi bien en tout cas, tu as besoin de récupérer des forces.
- Oui. Mais d'un côté, le fait d'etre cloué au lit m'arrange.
- Ca t'arranges ? T'es bien le premier à dire ca. Personne n'aime avoir une grippe et rester dans son lit.
- Peut-être mais moi si.
- Pourquoi ?!
- Parce que. En quoi ca te regarde au juste ? Tu crois que je vais te balancer toute ma vie comme ca d'une traire ? Alors que l'on ne se connait pas du tout. Que je doute quand même de tes intentions. Je ne donne plus ma confiance à autrui aussi facilement. Cela ne te regarde en rien ; strictement rien. Et puis je suis sûr que si je te le dis, tu te foutras de moi. Tu me diras que c'est de ma faute ; que je n'avais qu'à me méfier .. Facile à dire. Je ne suis pas le fautif dans l'histoire. Je parle tout seul. Il n'a encore rien dit que je sors de mes gonde.
- Je pourrais en connaître la raison ?
- Non, je ne préfère pas. Ca fait parti du passé désormais ; je ne préfère pas revenir la dessus. Je peux seulement te dire que j'ai énormément souffert et c'est pourquoi je ne t'ai pas donné de nouvelles avant.
- Je ne te forcerais pas à me le dire. Sache juste que si tu veux en parler, je serais là pour t'écouter. Je veux juste que tu te sentes en confiance. J'en reste des plus surpris. C'est peut-être trop tôt encore pour tirer des conclusions, mais plus il utilise des mots rassurants, plus je m'attache. Je ne devrais pas, je le sais bien ; et pourtant .. Je fais tout le contraire. Il se veut rassurant, à l'écoute de l'autre. De plus, il est super mignon. Non, vraiment il a tout pour lui. Vraiment tout. Après tout il peut devenir un bon ami, un très bon ami.
**
5semaines.
C'est le temps qui s'est écoulé depuis ce fameux jour où je suis tombé malade. Depuis, Tom et moi parlons énormement. A mon plus grand bonheur. J'ai réussi à me confier sur mon passé douloureux. Il a su m'écouter, me réconforter. En aucun il ne m'a jugé. Et pour ca je le remercie. Il n'a cessé d'insulter ce garcon de
Connard. En lui j'ai su trouver un confident. Il m'écoute, et par la suite me conseille. Chaque soir, dès que je rentre de l'école je suis plus que pressé ; parce que je sais qu'il m'attend. Et on discute pendant des heures et des heures.
Dernièrement, il a voulu m'appeler. Je redoutais ce moment. J'avais peur que la réalité soit différente. Puisqu'a travers un écran notre timidité s'efface entièrement, on parle plus facilement sans gêne. Alors qu'au téléphone c'est autre chose .. Mais dès les premiers mots j'ai tout de suite été très rassuré. Il m'avait alors raconter sa vie, ses passions. Il m'avait longuement parler de lui. J'avais fais une grossière erreur.
J'ai vraiment été con sur ce coup la.
Lorsqu'il avait mis plus de 20minutes à répondre à mon message. C'etait tout simplement parce qu'il devait aider sa soeur, atteint d'une maladie. J'étais au plus mal lorsqu'il m'avait dit ca. J'étais confus. Je lui avais alors balancé des milliers de
Pardon, le priant de ne pas m'en vouloir. Il avait alors rit et comprenait alors mon comportement soudain à son égard. J'avais réagi bêtement, sous la peur, tout simplement. Je m'en voulais terriblement. Heuresement que Tom n'a pas été aussi bete et lâche que moi sur ce coup. Il m'avait alors dit :
- Pour rien au monde, je n'aurais laissé passer une occasion comme celle-ciA ces mots j'ai rougi. Heuresement qu'il ne me voyait pas. Plus la conversation avançait et plus je me sentais en réelle confiance. Je savais à présent qu'il ne mentait pas. Il n'avait pas joué avec moi. Depuis le début il était sincère. Grace à lui j'avais retrouvé le sourire, ma joie de vivre. Chaque matin je me réveillais avec un message de lui me souhaitant une bonne journée. Pendant la journée même je recevais plusieurs messages de lui ; me demandant ce que je faisais. Me disant qu'il aimerait me voir. Et tout un tas de compliments qu'il adorait me faire. Dès que je rentrais des cours, il me téléphonait pour me raconter sa journée.
**
« Bill. J'aimerais réellement te voir. S'il te plait, dis oui. Bisous »
300 Kilomètres nous séparaient.
Je ne sais pas quoi répondre. Au fond de moi j'en meurs d'envie. Mais d'un autre côté je me dis qu'il pourrait être fortement décu en me voyant ; et ca je ne veux pas. Je préfère qu'il garde cette image d'un garçon beau et fort qu'il s'est fait, que plutôt celui d'un lâche et d'un faible. Que dirait-il quand il me verrait ? Il en serait très décu. C'est certains. Il aurait honte de moi ; honte de trainer avec moi. Honte de me parler. Le regard des gens serait trop imposant. Je voudrais. Mais je ne peux pas. Pour lui. Comme pour moi.
Cela fait maintenant deux heures qu'il m'a envoyé ce message. Entre temps il m'en a envoyé d'autres. Il a dû prendre peur, voyant que je ne répondais pas comme d'habitude.
« J'ai beaucoup réfléchi Tom. Et ce n'est pas une bonne idée. Vraiment pas. Désolée, j'espère que tu comprendras. Bisous »
« Comment ca ce n'est pas une bonne idée ? Non je ne comprend pas Bill. Pourquoi dis-tu ca ? Explique moi ? J'ai fais quelque chose de mal ? »
« Non tu n'as rien fait. C'est moi. Desolée de te décevoir a nouveau. »
Dès la réception de ce message mon portable vibre.
« Appel de Tom »
Je respire profondément et décroche. J'ai peur. J'en tremble même.
- Pourquoi tu ne veux pas me voir ? Demande Tom en haussant la voix
C'est bien ce que je pensais, il l'a mal pris, ce que je causionne tout à fait. Je reste sans voix quelque secondes avant qu'il ne me face redescendre sur terre.
- BILL ! Je t'ai posé une question me semble - t - il ? - Oui .. Je .. Ne cris pas. Desolée Tom mais on ne peut pas.
- Pourquoi ? Tu as peur ? Retorque-t-il adousissant son timbre.
- Je .. Tu .. Je ne veux pas te décevoir. Je préfère en rester là. Toi et moi et ce téléphone. - Tu es sérieux ? Tu ne veux vraiment pas me voir ? Dit-il ayant la voix tremblante
Mon coeur se serre peu à peu.
- Non ! J'en meurs d'envie ! Crois moi.
- Et bien alors, où est le problème dans ce cas là ? - Tu ne comprends pas ..
- Non Bill ! Je ne te suis pas du tout. Tu me dis que tu veux me voir et quand je te le propose tu te veux réticent .. Alors excuse moi de ne pas comprendre.
- Je .. Je veux pas que tu sois décu en me voyant. Voila c'est dit. Parce que je n'ai pas un look des plus banal ; je ne passe pas inapercu. Je ne veux pas que tu es honte de moi lorsque l'on sera exposé aux regards des autres. Je ne veux pas que tu t'apercoives que je ne suis pas le BILL d'internet. Je ne suis pas le garcon que tu décris comme étant .. reprenant mon souffle..
Beau, doux et fort. Je suis tout le contraire. Je suis laid, méchant et faible .. Je .. - Hey respire un peu. C'est pour ca que tu refuses de me voir ? Parce que tu as peur que je sois décu en te voyant ?
- Oui .. Dis-je a voix basse
- Mais Bill combien de fois faudra-t-il que je te le répète. Je ne serais jamais decu. JAMAIS. Je ne peux tout simplement pas. Je me suis attaché à toi. J'ai appris à te connaitre et tu n'es pas méchant et encore moins faible. Crois moi Bill. Tu es .. Tu es merveilleux Bill ; Je t'assure. Et dessurcroit tu es magnifique. En aucun cas je n'aurais honte de toi. Bien au contraire. J'en reste sans voix. Je ne sais plus quoi penser, et encore moins articuler correctement deux mots.
- Bill tu es la ?
- Heeuu .. Oui je suis la. Je .. Tes mots .. Je ne sais pas quoi dire. Tu sais lorsque je devais rencontrer Mike .. Le garcon d'internet il m-
- Peu importe ce qu'il te disait. Je ne serais pas decu Bill ! Crois moi. Je te le jure. Je serais décu si tu refusais que l'on passe le week-end prochain ensemble ..
- Non .. Enfin je ne veux pas te faire de la peine.
- Alors accepte. S'il te plait.
- Je .. Bon d'accord. Mais je te préviens que si je vois un malaise ..
- Il n'y en aura pas. On finit par raccrocher. Il m'a toujours. Il s'est utiliser les bons mots, au bon moment. Et forcément je me laisse avoir. Je suis tellement pressé de le voir. Enfin. Depuis le temps que j'attendais ce moment. Mais il me reste un obstable.
Mon père.
Je ne sais pas s'il acceptera de me laisser aller chez Tom pendant le week-end. Après tout même si je lui parle de lui 24h/24 il reste un inconnu. J'appréhende cette discussion avec lui. Il n'a pas sû pour Mike.. Il voyait mon état empiré mais j'ai préféré ne rien lui dire. Je ne suis jamais parti bien loin. Les heures défilent lentement. Trop lentement à mon goût. Il ne me reste plus qu'une heure de math et ensuite je suis chez moi.
- Hey la tarlouse ! Je fais mine de ne rien entendre.
- Je t'ai appelé me semble-t-il ?!
- Je ne suis pas une tarlouze ! Compris ?!
- En plus elle se rebelle. Ne joue pas à ce petit jeu avec moi. Tu connais aussi bien que moi la fin ..
- Ta guele bouffon !
- Comment tu m'as appelé ?
- Tu as très bien entenduJe m'étonne moi même. Je ne comprend pas ma réaction. Avant je n'aurais pas broncher, et je me serais laissé insulter.
- Retire immédiatement ou sino -
- Monsieur Jozg vous êtes prier de vous taire, et de laisser Monsieur Trümper tranquil ! Il me lance un regard des plus noirs. Je baisse vite le regard, me replongeant dans le cours. Je comprend alors que ce soir je ne dois par m'attarder sur le chemin si je ne veux pas avoir à faire à David. Il ne perd pas une minute pour m'insulter, me provoquer. Et le pir c'est qu'il y prend goût. Il aime jouer avec moi. Mais depuis quelques temps je répond à ces insultes alors monsieur n'est pas content et me menace sévèrement. Pour l'instant ce ne sont que des mots alors je n'angoisse pas.
La sonnerie rententit, annoncant la fin des cours. Je range mes affaires, enfile mon bonnet avant de sortir dehors. J'ammène mes mains en coupe à ma bouche pour souffler ; pour essayer de me réchauffer. C'est peine perdue. Il fait bien trop froid. Il ne me reste plus que quelques minutes avant d'être au chaud chez moi. Comme à son habitude, je recois un message de Tom. Ce qui me redonne le sourire, et reussit à me réchauffer.
« Comment va le plus beau ? J'espère vraiment que ce week-end tu seras à mes côtés. Bisous <3 »
Je m'apprete à répondre quand une ombre surgit de nulle part, se poste face a moi. Je le reconnais directement. Je sais ce qu'il me veut. Je lui ai répondu et ca ne lui a pas plu. Alors il va se vanger ; à sa manière. Je ferme les yeux, souffle et range mon portable avant d'ancrer mon regard dans le sien.
- Qu'est ce que tu me veux David ?
- Ce que je te veux ? Tu m'as provoqué tout à l'heure si ma mémoire est bonne .. Et tu sais très bien que j'ai horreur de ca.
- Ca t'amuse de m'humilier ?
- Oh que oui ! Tu ne peux pas savoir à quel point. Tu es tellement .. s'approchant de plus près ..
- Tu ne me fais pas peur !
- Vraiment ? C'est ce qu'on va voir .. Il me pousse alors violement contre le mur rugeux derrière moi. Je me cogne la tête, et laisse échapper un cri aîgu. Cela ne semble pas déranger David ; bien au contraire. Il apporte ses mains sur mon cou et ressere l'etreinte. Le souffle commence à me manquer. Je commence à me débattre, mais c'est peine perdue. David est plus imposant que moi. Je n'ai aucune chance de m'en sortir. J'essaye tout de même de murmer quelques semblants de mots.
- La.. lache moi .. Tu .. m'etouffes
- C'est le but cheri ! C'est pour que tu vois ce qu'on fait à des gens comme toi ! Salé pédé tu me dégoutes.Il relâche alors ses mains. Je me laisse tomber au sol. Mon cou me fait terriblement mal, David semble satisfait. Il me balance tout un tas d'insanité. Me définissant comme étant un monstre, une tantouse. Que je n'ai rien à faire dans ce monde. Que
mon espèce devrait brûler ; que je n'ai pas le droit de vie. Au fur et à mesure de l'entente de ses mots, de fines perles salées coulent le long de mes joues. Tout ce que je gardais depuis longtemps sort enfin. Je fais pitié. Oui pitié. Il n'y a pas d'autres mots. Il me regarde alors une dernière fois, il me crache dessus en me traitant de
sale pédé.