« Vous savez ce que c'est la perversion
C'est qu'une affaire de gout
Comme la bouffe chinoise ; On aime ou on aime pas
N'empêche que quand on est chinois on a pas le choix! »

Ne pas se fier aux apparences


La maladie d'amour


Une passion dangeureuse




# Posté le samedi 21 mars 2009 13:20

Modifié le mardi 10 novembre 2009 18:25

- Ne pas se fier aux apparences. Chapitre 1

- Ne pas se fier aux apparences. Chapitre 1
On m'a toujours dis que j'étais possessif, lunatique, jaloux, avec un mauvais caractère, de mauvaise foi. Si je suis comme ça, c'est pour me protéger, pour ne pas me perdre dans ce monde si moche, si dur. C'est toi qui me l'avait appris maman; à me méfier de certaines personnes. Toutes les personnes de ce monde ne valent pas la peine que je sois gentil ou même aimant à leur égard. Je les hais; Tout comme cette école d'ailleurs. Pourtant je n'ai rien fait pour être à ce point détesté ; Pas à ce que je sache. Ils sont tous contre moi. Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre – Tantouse - Oui; c'est bien ça . Réflexion parmi tant d'autre. Elle paraît surement anodine pour vous mais quand vous entendez ce mot entre leurs lèvres votre c½ur se serre peu à peu et vous faite tout votre possible pour ne pas verser ces larmes, qui ne demandent qu'a sortir. Être faible.. et puis quoi encore. Chaque fois qu'ils peuvent m'humilier ils le font; Sans aucun remords. Pourquoi moi ? Je n'ai rien fais de mal; a pars ne pas être comme toutes ces garçons: être bien musclé. Ce n'est pas de ma faute si je suis fin &que j'aime me maquiller. Cela est – il une bonne raison de m'insulter chaque fois qu'ils le peuvent ? Je n' y arrive plus.

Tu sais maman; il y a des jours comme cela où j'aimerais te rejoindre; Tout la haut. Ce monde doit tellement être meilleur. Si seulement je pouvais franchir cette barrière de coton qui nous sépare. Crois moi j'y serais déjà . Oh oui maman; Rien qu'avec toi. J'ai mal. J'ai mal comme personne. Tu comprends maintenant? Tout parait si pur , si simple dans ton monde maman. J'aimerais que tout soit pareil ici. Mais c'est seulement dans mes rêves. D'ailleurs il n'y a que la que je suis bien. Dans ces moments la je te retrouve; Tu me tends la main et je me blottis dans tes bras. Tu me craches tout ton amour ; et je bois tes paroles. Tu sèches mes larmes d'un revers de la main ; Tu me fais sourire; Tu me caresses les cheveux comme chaque soir avant de m'endormir Toi seule sait que cela m'apaise. Toi seule me comprend d'ailleurs . Si tu savais comme je t'aime maman. Mais tu vois , comme je te l'avais promis je ne pleure pas. Je sers juste très fort cet ours en peluche ; il porte encore ton odeur .Il sent si bon. Et tous les souvenirs refont surface. Alors; a ce moment la je souris ; intérieurement; mais je souris. Mon c½ur se réchauffe et tu es la face a moi . Et c'est a partir de ce moment que je suis heureuse; Quelques minutes certes. Mais cela me suffit; a les oublier ne serait – ce quelques instants .

Encore une journée des plus horribles. A me faire rabaisser, à me sentir exclu, à me sentir différent des autres. Mon quotidien en somme. Seulement 10minutes me séparent du lycée. Je fais alors le trajet à pied, pour rejoindre mon chez moi. Mon père n'est pas la ; son boulot lui prend bien trop de temps. Je jette mon sac sur mon lit, et allume directement mon ordinateur. Il n'y a qu'avec lui que j'arrive à ne pas être jugé, je m'invente mon monde où personne ne peut m'atteindre. Comme à mon habitude je me connecte sur MS. Un site ou je parle avec des gens qui ne me jugent pas, des gens qui ont les mêmes centres d'interêts que moi, etc .. Il n'y a que là que je me sens bien ; que je me sens enfin vivant.

« Nouvelle invitation ami»

Un certains Tom Kaulitz. Aimant faire de nouvelles rencontres, je l'accepte. Il est plus vieux que moi, d'un an. Il est alors âgé de 19ans. Pour l'instant rien de mauvais à l'horizon. Je visite alors ses photos pour voir à qui j'ai à faire. Il est plus grand que moi, et aborde un style aussi particulier que le mien. Contrairement à moi qui porte des vêtements proches du corps, les siens sont amples, très amples ; il s'approche du style rappeur US. Il porte une casquette, sous laquelle se trouve un bandeau qui recouvre la moitié de son front ; De longues dreads blondes tombent de part et d'autre de sa casquette pour venir s'acraser sur ses épaules.

Il est magnifique. Tel est le mot. Mais il ne peut pas être homo. C'est impossible.

Je ne sais pas si je dois aller le voir, ou le laisser venir de lui même.. Après tout s'il m'a envoyé cette invitation c'est qu'il veut me connaitre ; alors j'attendrais. Pendant ce temps, je descend à la cuisine pour me faire un ancas. Et oui les cours ca creusent. Dix minutes plutard, je remonte pour voir si le fameux Tom s'est manifesté. En effet, il m'a laissé un message, immédiatement après l'avoir accepté.

« Salut, je suis content de faire parti de ton réseau d'amis, à présent. J'aimerais savoir si on pouvait discuter ? bye. »

Lui répondre ou pas ? Parce qu'il n'a pas l'air le moins du monde d'être Gay. Ce genre de chose je le sens à des kilomètres à la ronde. Lui, c'est plutôt le genre de gars qui ne supporte pas de voir deux hommes ensembles.. Enfin d'après l'image qu'il dégage de lui. Et puis il est tellement beau, que je ne voudrais pas me faire avoir une seconde fois. On m'a déja fait le coup. C'était une fois de trop, mais cela m'a permis de me méfier des gens, et d'arrêter de faire confiance aussi rapidement. Tanpis, je lui repond, et on verra on le vent nous emmenera.

- Derien, j'aime faire de nouvelles rencontre. Oui, on peut parler si tu le souhaites.

- Si je le souhaite ? Donc tu ne veux pas ..

- Je n'ai jamais dis ca. C'était pour savoir si tu étais vraiment sûr de ton choix

- Biensûr. J'en suis certains. Sinon je n'aurais pas fait toutes ces démarches.

Sur ce coup la, il n'a pas tord. Après tout qu'est ce que je perd ? Rien. Puisqu'il n'est que « fictif ». Je lui parle à travers un écran d'ordinateur; alors à tout moment je peux décider de couper les ponts. Et puis l'affaire sera classée. Après réflection je vais lui repondre. Il ne faut juste pas que je m'attache. Il ne le faux pas.

- Tu n'as pas tord sur ce coup..

- Tu n'es pas très bavard.. Je te fais peur ?
Me demande-t-il..

- Non, biensûr que non.. Mais j'aimerais savoir pourquoi tu veux me connaître.

Depuis le début de la conversation, il répondait dans la seconde qui suivait. Mais là, il n'y a toujours pas de réponse. Une minute.. cinq minutes.. Un quart d'heure.. Enfaite il est comme les autres. Il y en a toujours un pour venir me pourir un peu plus mon existence. Il était là juste pour se foutre de moi. Ca doit tellement le faire marrer de me voir galoper.

Pathétique. Je le suis.

J'avais bien raison, cela était trop beau pour être vrai. Un mec comme ca ne pouvait pas s'interesser à moi. Je suis homo et lui hétéro. Il aime les femmes, et moi les hommes. Puis pour un homme je ne suis pas du tout viril ; avec tout ce maquillage, et ces accessoires.. Mais c'est une façon de me protéger ; de ne pas me dévoiler entièrement.

ving minutes. C'est le temps qu'il a mit pour répondre. Je ne vais pas me formaliser la dessus. Je vais juste lui faire comprendre qu'il ne mettera pas à exécution son plan. Il ne pourra pas avoir cette satisfaction. Il ne gagnera pas.

- Désolé pour le retard, je faisais quelque chose. Pourquoi je veux te connaître ? Bien.. Parce que tu es plutôt charmant, tu es mystérieux.. C'est un tout ; j'aimerais vraiment en connaître d'avantage sur ta personne, si tu me le permets.

- Ce n'est rien. Mais je t'arrêtes tout de suite. J'ai très bien compris ton manège ; mais ca ne marche plus. On me l'a déjà fait, alors je ne retomberai pas une seconde fois. Desolé de casser tes plans, trouve toi une autre victime.


- Tu as compris quoi ? Quel manège ? De quoi tu parles au juste là ? J'ai peur de ne pas te suivre. Repond-il aussitôt

- Bien joué.. J'ai failli te croire ; mais non. Je sais ce qui t'amène. Tu t'es dit « Tiens, lui il est homo.. Si on jouait un peu » Vois-tu tu es tombé sur la mauvaise personne. Oui je suis gay, mais trouve toi une autre victime.

- Pardon ?! Tu penses vraiment ca de moi ? Ca se voit que tu ne me connais pas.

- En effet, on ne se connait pas, et je n'ai pas spéacialement envie de faire ta connaissance.

- Et c'est tout ? Tu ne vas pas chercher à me connaitre ?

- Pour quelle raison je le ferais ? Je sais très bien que tu es comme tous ces autres la ; à m'humilier, se foutre de moi dès qu'ils le peuvent.


J'ai enfin réussi à lui dire. Ca fait un bien fou. Enfaite toutes ces remarques me rendent plus fort en quelque sorte. Mais il a l'air tenace.

- Je .. On a très mal commencé je dois dire. Je ne vois pas ce qui te fais penser ce genre de chose..

- Ton apparence, ta facon de parler.. C'est un tout.

- Juste pour ces raisons la ? C'est infondé ! Tu ne peux pas juger une personne de cette façon. Il ne faut pas se fier aux apparences ; crois moi. Je suis loin d'être le dur que tu crois.

- Je ne crois rien. Je dis juste que tu perds ton temps à essayer de me parler. Sur ce, bonne fin de journée et trouve toi quelqu'un d'autre .


- Mais attend. Laisse moi au moins me défendre. Laisse moi au moins une chance.

Et puis quoi encore. Une chance ? Pour que tu m'amadoues et que je tombe dans les mailles du filet. Hors de question ! J'ai déjà souffert une fois. Une seconde serait de trop. Tu étais beau, enfin tu es beau mais ca s'arrête la. Je ne veux pas tomber amoureux d'un hétéro. C'est la pir chose qui puisse arriver. Je pense bien qu'il doit être décu. Son plan est littéralement tombé à l'eau ; comme c'est dommage. Je reste tout de même connecté, et décide d'aller faire mes devoirs malgrès tout.

19heures. J'ai passé une heure à faire mes devoirs. Je n'en peux plus. Et desurcroit mon pèren n'est toujours ps rentré. Je me sens seul dans cette grande maison. Je décide retourner sur MS, pour voir les nouveautés ; ayant totalement oublié Tom. Alors que lui.. Il s'accroche à ce que je vois. Il m'a laisse un certains nombre de message. Je vais quand même les lire, juste pour voir s'il s'en sort.

- Ha ouais ? Tu pars comme ca, sans rien me dire de plus ? T'as pas le droit de me juger de cette façon. Je ne suis pas comme ca ! Crois moi.

- Bill !! Répond moi. Ne me laisse pas comme ca, sans réponse. Dis moi pourquoi ?! J'ai dis une parole qu'il ne fallait pas ?

- Ca fait une heure maintenant. Tu comptes me répondre un jour ?! On peut pas s'expliquer ?

- J'en ais marre Bill ! Pourquoi tu ne me réponds pas. Je ne vois pas ce que j'ai fais de mal. Et puis tu dis que je suis la pour jouer avec toi .. Tout ca parce que tu es homo ?!! Mais as-tu pensé une seule seconde que je pouvais l'être également ?


J'en reste sans voix. A vrai dire je ne me suis pas posé la question. Pour moi il est hétéro. Ca se voit sur sa figure. Il veut me prendre par les sentiments.. Une partie de moi veut lui répondre. Et l'autre me dit de le laisser ; il finira par se lasser et partira. Je sais à quoi il joue. Il va me dire qu'il est gay, que pour lui aussi c'est dur de vivre dans ce monde, alors en me voyant il s'est senti moins seul et blablabla .. Les phrases toutes faites ! Je continues alors je lire ses messages.

- Tu ne sais pas quoi répondre la ?! Ca t'en bouche un coin.. Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences.

- Tu fous quoi ?! Répond au moins. Insulte moi si tu veux, mais ne me laisse pas comme ça dans le silence. Je ne sais même pas ce que j'ai fais pour que tu réagisses de cette manière.

- Si je t'ai envoyé cette invitation, c'est juste parce que .. parce que je te trouve très mignon. Voila c'est dit. Et ne crois pas que je dis ca pour me foutre de toi : je suis sincère. Vraiment.

- Je vois que tu es buté .. Desolé de dire ca mais Bill je veux vraiment apprendre à te connaitre. Tu .. tu es si fascinant. Je t'assure. Parle moi et tu verras que je ne suis pas celui que tu crois.


Peu importe ce que tu dis ou pense Tom ; on ne joue plus avec moi. C'est finit. Je t'ai dis tu perds ton temps avec moi. Je ne suis pas un pantin. Etre homo n'est pas un crime à ce que je sache ; alors retourne avec tes femmes et laisse moi. Si tu crois que je vais te répondre .. Tu peux espérer. L'espoir faire vivre comme on dit. L'horloge affiche maintenant 20heures. Le bruit provenant de la porte annonce l'arrivée de mon père. Enfin ! il est rentré. Il me donne un baiser et se dirige vers le salon pour s'affaler sur le canapé. Dure journée ; autant pour lui que pour moi. Mon père ne sait pas que je suis homo. Enfin je pense qu'il a de forte suspissions mais je ne lui ai rien certifié. Ce n'est pas qu'il soit homophobe, c'est juste que tout ca lui parait nouveau alors je ne préfère pas aborder ce sujet avec lui. Je ne voudrais pas le perdre. Pour rien au monde. Il ne me reste que lui depuis que maman ..

Les quelques rayons qui réussirent à passer les partiennes viennent s'écraser contre mon corps pale. Une douce chaleur s'empare alors de moi. Il est 7heures. Et je dois me rendre comme chaque jours de la semaine dans ce fichu bahut. On est vendredi, ce qui me plais puisqu'à 15heures je suis en week-end. Pendant deux jours ; deux jours où je ne vois pas toutes leurs têtes. Je fais un tour par la salle de bain ; j'encre mes yeux de noirs, lisse mes cheveux et enfile mon bonnet noir pour ne pas que le froid abîme ma chevelure. Avant de quitter la maison, je vérifie mes messages.

« Vous avez deux nouveaux messages »

Je suis étonné. J'ai encore du temps devant moi, alors je m'installe sur ma chaise pour lire ces messages. Ces deux messages sont de .. de Tom. Encore ? Il est vraiment tenace. Il ne lâche pas l'affaire. Ce qui me plait, mais je sais très bien que cela fait parti de son jeu. Il continuera ainsi pendant quelques jours et après je n'entenderais plus jamais parler de lui.

- Je te souhaite tout de même un bonne nuit ; même si tu ne veux toujours pas me parler.

- Je sais que bientôt tu reviendras par toi même me disant que tu faisais fausse route sur mon compte ; et je serais là. Je ne suis pas celui que tu crois. Je suis son opposé. Je veux juste te connaitre. Je ne vois pas où est le mal .. Passe une bonne journée, à ce soir.


A ce soir ? Ben voyons. Il en a d'autre comme ca ?! Il a de l'espoir ; il croit vraiment que je vais revenir comme ca un beau matin et lui dire : Je suis desolé Tom, pardonne moi j'ai fais fausse route .. Et puis quoi encore ? Après tout si cela l'amuse de continuer à perdre son temps ; c'est son problème pas le mien. J'ai déjà assez avec les personnes de mon lycée, ce n'est non plus pour avoir les mêmes sur internet.

# Posté le lundi 27 avril 2009 13:07

Modifié le mardi 12 mai 2009 11:42

- Ne pas se fier aux apparences. Chapitre 2

- Ne pas se fier aux apparences. Chapitre 2
[ + ]

Il est 15heures20. Et contrairement à d'habitude je n'allume pas mon ordinateur. C'est sûrement, et c'est même certains que ce soit une réaction puérile. Mais peu importe. Je ne veux pas l'affronter. Oui, je parle de Tom. Je ne sais pas pourquoi.. Peut-être parce que je sais qu'à tout moment il peut me faire resombrer. Il sait utiliser les bons mots, alors il en est capable. Alors je préfère m'eloigner de ce monde. En espérant y arriver ; ce que je doute fortement. C'est le seul endroit où je me sens bien ; enfin me sentais bien .. Depuis son arrivée .. Je voudrais le croire ; mais si c'est pour me faire avoir une nouvelle fois, non merci.

Ce week-end je ne sors pas. Le temps est pluvieux ; et puis je n'ai pas réellement d'amis, alors à quoi bon. Autant rester chez sois au chaud. Je n'arrête pas de penser à lui, Tom. Je ne comprend toujours pas pourquoi. Pourquoi je pense à lui matin et jours ? Je passe mes journées à écouter de la musique, à regarder des films, à aider mon père pour différentes tâches.. En essayant de le chasser de mon esprit ; en vain je dois dire. Je m'imagine alors qu'il ne joue pas un jeu, et qu'un jour lui et moi on sera ensemble.. Je divague complètement.

Je m'affale alors sur mon lit, après avoir insérer le CD de Placebo dans la chaîne hifi. Ecouter de la musique me detend, m'aide à reprendre mes esprits. Cela fait maintenant 3jours que je connais Tom ; enfin connaitre est un bien grand mot ; je dirais plutot que cela fait 3jours que Tom hante mes esprits. Je n'ai toujours pas allumé l'ordinateur depuis. J'appréhendre ce que je pourrais voir. S'il ne m'envoit plus de message c'est que j'avais raison, et je serais énormement décu ; et si le contraire se produit, alors j'aviserai.

Lundi. Je suis malade, j'ai du attraper un virus. Au moins, je ne vais pas au lycée ; à mon plus grand bonheur. Par contre rester clouer au lit ne m'enchante guère. Je n'ai vraiment rien à faire ; alors je décide de me connecter sur mon site internet. J'appréhende beaucoup. La boule que j'ai dans le ventre me fait de plus en plus mal, c'est insupportable. Je ne comprend pas cette réaction. Peu importe. Etait-ce un jeu ? Etait-ce vrai ? J'ai un grand nombre de commentaires non validés. La plupart sont de Tom ; j'en suis ravi, et ma boule disparait peu à peu. Il s'excuse a chacun de ces commentaires, essayant de me rassurer comme il le peut. Je peux même voir qu'il s'inquiète de mon abscence. Ais-je fais une erreur ? Possible.. Je me dois de lui répondre, c'est la moindre des choses.

- Salut Tom. Desolé de mon abscence ces 3derniers jours, mais j'avais besoin de prendre du recul par rapport à tout ça. Je ne voulais pas me faire avoir une seconde fois. Je t'ai sûrement jugé trop vite ; je m'en excuse. J'espère que tu accepteras mes excuses. Ciao.

Mon coeur s'est emballé en quelques secondes. Je ne sais pas s'il répondera. Après tout cela serait normal, après ce que j'ai fais. Quelques secondes plutard je recois une réponse. De Tom. Mes mains deviennent moites, appréhandant la réponse.

- Bill ?! C'est bien toi ? Je .. Biensûr que j'accepte tes excuses. C'est à moi de m'excuser ; j'ai très mal démarrer.. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé par le passé, mais je t'assure que je ne suis pas la pour te faire souffrir. Mais .. Dis moi tu ne devrais pas être en cours ?

Il a répondu.. Il accepte mes excuses. J'en souris. J'ai fais fausse route.. Ou bien .. Je me pose trop de questions. J'aviserai au moment venu.

- Oui c'est bien moi. C'etait con de ma part de ne pas te donner de nouvelles .. Mais comme je te l'ai dis j'en avais besoin. Je te remercie de me comprendre. Si, je devais être en cours mais je suis malade ..

- Malade ? Tu es malades ? Tu as quoi ? C'est grave ?


Tom s'inquieterait-il pour moi ? Tom aurait-il un coeur ? En tout cas, j'aime ce Tom la. Et j'espère vraiment que je ne me jette pas dans la gueule du loup.

- Non , ne t'inquiètes pas. J'ai juste une petite grippe. C'est passager, dans deux jours j'irais mieux. Enfin je l'espère.

- Ce n'est pas rien quand même. Repose toi bien en tout cas, tu as besoin de récupérer des forces.

- Oui. Mais d'un côté, le fait d'etre cloué au lit m'arrange.

- Ca t'arranges ? T'es bien le premier à dire ca. Personne n'aime avoir une grippe et rester dans son lit.

- Peut-être mais moi si.

- Pourquoi ?!

- Parce que.


En quoi ca te regarde au juste ? Tu crois que je vais te balancer toute ma vie comme ca d'une traire ? Alors que l'on ne se connait pas du tout. Que je doute quand même de tes intentions. Je ne donne plus ma confiance à autrui aussi facilement. Cela ne te regarde en rien ; strictement rien. Et puis je suis sûr que si je te le dis, tu te foutras de moi. Tu me diras que c'est de ma faute ; que je n'avais qu'à me méfier .. Facile à dire. Je ne suis pas le fautif dans l'histoire. Je parle tout seul. Il n'a encore rien dit que je sors de mes gonde.

- Je pourrais en connaître la raison ?

- Non, je ne préfère pas. Ca fait parti du passé désormais ; je ne préfère pas revenir la dessus. Je peux seulement te dire que j'ai énormément souffert et c'est pourquoi je ne t'ai pas donné de nouvelles avant.

- Je ne te forcerais pas à me le dire. Sache juste que si tu veux en parler, je serais là pour t'écouter. Je veux juste que tu te sentes en confiance.


J'en reste des plus surpris. C'est peut-être trop tôt encore pour tirer des conclusions, mais plus il utilise des mots rassurants, plus je m'attache. Je ne devrais pas, je le sais bien ; et pourtant .. Je fais tout le contraire. Il se veut rassurant, à l'écoute de l'autre. De plus, il est super mignon. Non, vraiment il a tout pour lui. Vraiment tout. Après tout il peut devenir un bon ami, un très bon ami.

**

5semaines.

C'est le temps qui s'est écoulé depuis ce fameux jour où je suis tombé malade. Depuis, Tom et moi parlons énormement. A mon plus grand bonheur. J'ai réussi à me confier sur mon passé douloureux. Il a su m'écouter, me réconforter. En aucun il ne m'a jugé. Et pour ca je le remercie. Il n'a cessé d'insulter ce garcon de Connard. En lui j'ai su trouver un confident. Il m'écoute, et par la suite me conseille. Chaque soir, dès que je rentre de l'école je suis plus que pressé ; parce que je sais qu'il m'attend. Et on discute pendant des heures et des heures.

Dernièrement, il a voulu m'appeler. Je redoutais ce moment. J'avais peur que la réalité soit différente. Puisqu'a travers un écran notre timidité s'efface entièrement, on parle plus facilement sans gêne. Alors qu'au téléphone c'est autre chose .. Mais dès les premiers mots j'ai tout de suite été très rassuré. Il m'avait alors raconter sa vie, ses passions. Il m'avait longuement parler de lui. J'avais fais une grossière erreur.

J'ai vraiment été con sur ce coup la.

Lorsqu'il avait mis plus de 20minutes à répondre à mon message. C'etait tout simplement parce qu'il devait aider sa soeur, atteint d'une maladie. J'étais au plus mal lorsqu'il m'avait dit ca. J'étais confus. Je lui avais alors balancé des milliers de Pardon, le priant de ne pas m'en vouloir. Il avait alors rit et comprenait alors mon comportement soudain à son égard. J'avais réagi bêtement, sous la peur, tout simplement. Je m'en voulais terriblement. Heuresement que Tom n'a pas été aussi bete et lâche que moi sur ce coup. Il m'avait alors dit :

- Pour rien au monde, je n'aurais laissé passer une occasion comme celle-ci

A ces mots j'ai rougi. Heuresement qu'il ne me voyait pas. Plus la conversation avançait et plus je me sentais en réelle confiance. Je savais à présent qu'il ne mentait pas. Il n'avait pas joué avec moi. Depuis le début il était sincère. Grace à lui j'avais retrouvé le sourire, ma joie de vivre. Chaque matin je me réveillais avec un message de lui me souhaitant une bonne journée. Pendant la journée même je recevais plusieurs messages de lui ; me demandant ce que je faisais. Me disant qu'il aimerait me voir. Et tout un tas de compliments qu'il adorait me faire. Dès que je rentrais des cours, il me téléphonait pour me raconter sa journée.

**

« Bill. J'aimerais réellement te voir. S'il te plait, dis oui. Bisous »

300 Kilomètres nous séparaient.

Je ne sais pas quoi répondre. Au fond de moi j'en meurs d'envie. Mais d'un autre côté je me dis qu'il pourrait être fortement décu en me voyant ; et ca je ne veux pas. Je préfère qu'il garde cette image d'un garçon beau et fort qu'il s'est fait, que plutôt celui d'un lâche et d'un faible. Que dirait-il quand il me verrait ? Il en serait très décu. C'est certains. Il aurait honte de moi ; honte de trainer avec moi. Honte de me parler. Le regard des gens serait trop imposant. Je voudrais. Mais je ne peux pas. Pour lui. Comme pour moi.

Cela fait maintenant deux heures qu'il m'a envoyé ce message. Entre temps il m'en a envoyé d'autres. Il a dû prendre peur, voyant que je ne répondais pas comme d'habitude.

« J'ai beaucoup réfléchi Tom. Et ce n'est pas une bonne idée. Vraiment pas. Désolée, j'espère que tu comprendras. Bisous »


« Comment ca ce n'est pas une bonne idée ? Non je ne comprend pas Bill. Pourquoi dis-tu ca ? Explique moi ? J'ai fais quelque chose de mal ? »


« Non tu n'as rien fait. C'est moi. Desolée de te décevoir a nouveau. »

Dès la réception de ce message mon portable vibre.

« Appel de Tom »

Je respire profondément et décroche. J'ai peur. J'en tremble même.

- Pourquoi tu ne veux pas me voir ? Demande Tom en haussant la voix
C'est bien ce que je pensais, il l'a mal pris, ce que je causionne tout à fait. Je reste sans voix quelque secondes avant qu'il ne me face redescendre sur terre.
- BILL ! Je t'ai posé une question me semble - t - il ?
- Oui .. Je .. Ne cris pas. Desolée Tom mais on ne peut pas.

- Pourquoi ? Tu as peur ?
Retorque-t-il adousissant son timbre.

- Je .. Tu .. Je ne veux pas te décevoir. Je préfère en rester là. Toi et moi et ce téléphone.

- Tu es sérieux ? Tu ne veux vraiment pas me voir ? Dit-il ayant la voix tremblante
Mon coeur se serre peu à peu.
- Non ! J'en meurs d'envie ! Crois moi.

- Et bien alors, où est le problème dans ce cas là ?


- Tu ne comprends pas ..

- Non Bill ! Je ne te suis pas du tout. Tu me dis que tu veux me voir et quand je te le propose tu te veux réticent .. Alors excuse moi de ne pas comprendre.

- Je .. Je veux pas que tu sois décu en me voyant. Voila c'est dit. Parce que je n'ai pas un look des plus banal ; je ne passe pas inapercu. Je ne veux pas que tu es honte de moi lorsque l'on sera exposé aux regards des autres. Je ne veux pas que tu t'apercoives que je ne suis pas le BILL d'internet. Je ne suis pas le garcon que tu décris comme étant ..
reprenant mon souffle.. Beau, doux et fort. Je suis tout le contraire. Je suis laid, méchant et faible .. Je ..

- Hey respire un peu. C'est pour ca que tu refuses de me voir ? Parce que tu as peur que je sois décu en te voyant ?

- Oui ..
Dis-je a voix basse

- Mais Bill combien de fois faudra-t-il que je te le répète. Je ne serais jamais decu. JAMAIS. Je ne peux tout simplement pas. Je me suis attaché à toi. J'ai appris à te connaitre et tu n'es pas méchant et encore moins faible. Crois moi Bill. Tu es .. Tu es merveilleux Bill ; Je t'assure. Et dessurcroit tu es magnifique. En aucun cas je n'aurais honte de toi. Bien au contraire.
J'en reste sans voix. Je ne sais plus quoi penser, et encore moins articuler correctement deux mots.
- Bill tu es la ?

- Heeuu .. Oui je suis la. Je .. Tes mots .. Je ne sais pas quoi dire. Tu sais lorsque je devais rencontrer Mike .. Le garcon d'internet il m-

- Peu importe ce qu'il te disait. Je ne serais pas decu Bill ! Crois moi. Je te le jure. Je serais décu si tu refusais que l'on passe le week-end prochain ensemble ..

- Non .. Enfin je ne veux pas te faire de la peine.

- Alors accepte. S'il te plait.

- Je .. Bon d'accord. Mais je te préviens que si je vois un malaise ..

- Il n'y en aura pas.


On finit par raccrocher. Il m'a toujours. Il s'est utiliser les bons mots, au bon moment. Et forcément je me laisse avoir. Je suis tellement pressé de le voir. Enfin. Depuis le temps que j'attendais ce moment. Mais il me reste un obstable.

Mon père.

Je ne sais pas s'il acceptera de me laisser aller chez Tom pendant le week-end. Après tout même si je lui parle de lui 24h/24 il reste un inconnu. J'appréhende cette discussion avec lui. Il n'a pas sû pour Mike.. Il voyait mon état empiré mais j'ai préféré ne rien lui dire. Je ne suis jamais parti bien loin. Les heures défilent lentement. Trop lentement à mon goût. Il ne me reste plus qu'une heure de math et ensuite je suis chez moi.

- Hey la tarlouse !
Je fais mine de ne rien entendre.
- Je t'ai appelé me semble-t-il ?!

- Je ne suis pas une tarlouze ! Compris ?!

- En plus elle se rebelle. Ne joue pas à ce petit jeu avec moi. Tu connais aussi bien que moi la fin ..

- Ta guele bouffon !

- Comment tu m'as appelé ?

- Tu as très bien entendu

Je m'étonne moi même. Je ne comprend pas ma réaction. Avant je n'aurais pas broncher, et je me serais laissé insulter.
- Retire immédiatement ou sino -

- Monsieur Jozg vous êtes prier de vous taire, et de laisser Monsieur Trümper tranquil !


Il me lance un regard des plus noirs. Je baisse vite le regard, me replongeant dans le cours. Je comprend alors que ce soir je ne dois par m'attarder sur le chemin si je ne veux pas avoir à faire à David. Il ne perd pas une minute pour m'insulter, me provoquer. Et le pir c'est qu'il y prend goût. Il aime jouer avec moi. Mais depuis quelques temps je répond à ces insultes alors monsieur n'est pas content et me menace sévèrement. Pour l'instant ce ne sont que des mots alors je n'angoisse pas.

La sonnerie rententit, annoncant la fin des cours. Je range mes affaires, enfile mon bonnet avant de sortir dehors. J'ammène mes mains en coupe à ma bouche pour souffler ; pour essayer de me réchauffer. C'est peine perdue. Il fait bien trop froid. Il ne me reste plus que quelques minutes avant d'être au chaud chez moi. Comme à son habitude, je recois un message de Tom. Ce qui me redonne le sourire, et reussit à me réchauffer.

« Comment va le plus beau ? J'espère vraiment que ce week-end tu seras à mes côtés. Bisous <3 »

Je m'apprete à répondre quand une ombre surgit de nulle part, se poste face a moi. Je le reconnais directement. Je sais ce qu'il me veut. Je lui ai répondu et ca ne lui a pas plu. Alors il va se vanger ; à sa manière. Je ferme les yeux, souffle et range mon portable avant d'ancrer mon regard dans le sien.

- Qu'est ce que tu me veux David ?

- Ce que je te veux ? Tu m'as provoqué tout à l'heure si ma mémoire est bonne .. Et tu sais très bien que j'ai horreur de ca.

- Ca t'amuse de m'humilier ?

- Oh que oui ! Tu ne peux pas savoir à quel point. Tu es tellement ..
s'approchant de plus près ..

- Tu ne me fais pas peur !

- Vraiment ? C'est ce qu'on va voir ..


Il me pousse alors violement contre le mur rugeux derrière moi. Je me cogne la tête, et laisse échapper un cri aîgu. Cela ne semble pas déranger David ; bien au contraire. Il apporte ses mains sur mon cou et ressere l'etreinte. Le souffle commence à me manquer. Je commence à me débattre, mais c'est peine perdue. David est plus imposant que moi. Je n'ai aucune chance de m'en sortir. J'essaye tout de même de murmer quelques semblants de mots.

- La.. lache moi .. Tu .. m'etouffes

- C'est le but cheri ! C'est pour que tu vois ce qu'on fait à des gens comme toi ! Salé pédé tu me dégoutes.


Il relâche alors ses mains. Je me laisse tomber au sol. Mon cou me fait terriblement mal, David semble satisfait. Il me balance tout un tas d'insanité. Me définissant comme étant un monstre, une tantouse. Que je n'ai rien à faire dans ce monde. Que mon espèce devrait brûler ; que je n'ai pas le droit de vie. Au fur et à mesure de l'entente de ses mots, de fines perles salées coulent le long de mes joues. Tout ce que je gardais depuis longtemps sort enfin. Je fais pitié. Oui pitié. Il n'y a pas d'autres mots. Il me regarde alors une dernière fois, il me crache dessus en me traitant de sale pédé.



# Posté le vendredi 01 mai 2009 16:41

Modifié le mardi 12 mai 2009 11:42

- Ne pas se fier aux apparences. Chapitre 3

 - Ne pas se fier aux apparences. Chapitre 3
[ + ]

« Il faut savoir avancer toujours la tête haute . »

Je fais couler l'eau et attend que la baignoire soit remplie. Je me laisse alors glisser, et je plonge ma tête au fond de la baignoire. Je retiens ma respiration laissant par moment quelques petites bulles se formées à la surface. Je me laisse aller par le clapotis de l'eau . C'est le seul moment ou je peux me détendre ; penser à rien. Je m'imagine juste au milieu de l'ocean ; flotter sur l'eau; etre aussi légèr qu'une plume.

Mon téléphone sonne. Appel de tom.

Silence.

Une simple envie de me noyer a ce moment précis. Pourquoi pas ? Après tout je serais plus tranquil comme ca. Je prend ma respiration et me laisse glisser a nouveau au fond de la baignoire. C'est peine perdue. Tom rétitère l'appel. Si je ne répond pas il va paniqué ; et je ne veux pas lui infligé cette peine. Lui, qui est si prévenant avec moi. Je déteste être dérangé pendant mon bain. C'est le seul moment où je peux être seul. Et surtout en ce moment même. David m'a laissé des traves violassées sur le cou. C'est juste repoussant. Je ne peux pas voir Tom dans cet état la. Je ne peux pas. Et puis il verrait bien que je ne suis qu'une loque.. Je décide de prendre l'appel.

- Bill ?! Enfin ca fait des heures que j'essaye de te joindre, j'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose.

Je ris, puis je reprend

- Non, il ne m'est rien arrivé ; je suis juste dans mon bain.

- Depuis tout ce temps ?


Il ne doit pas savoir ce qu'il s'est produit, plus tot en fin de journée.

- Je .. Non. Mais mon portable était sur silencieux et en sortant des cours j'ai tout bêtement oublié de le desactiver.

- Mouais. C'est pas très convaincant tout ca, enfin bon. Je t'appelais pour savoir .. Ton père .. Tu lui en as parler ?


Je n'ai pas aborder cette question avec mon père depuis mon retour. Et puis je ne suis plus très sûr de vouloir le voir désormais. Après ce qu'il s'est passé.. Il pourrait se moquer, ou voir en faire de même. Je sais je ne devrais pas penser de telle chose concernant Tom mais j'ai peur.

- Oui .. Je lui .. en ai parlé. Et il ne veut pas.

- P.. Pourquoi ?
Sa voix deraillait

Mon coeur se serre d'avantage. Je sais qu'il attendait ce moment plus que tout.. Et moi je reduis à néant ses espoirs. Je suis bon qu'à faire du mal.

- Parce que .. Il m'a dit qu'il ne te connaissait pas, et qu'il n'aimait pas me savoir chez des ' inconnus ' loin de lui. Et puis je ne suis jamais parti seul, loin de lui aussi longtemps alors ..

- Mais je peux lui parler moi. Il verra que je ne ne te veux pas de mal, bien au contraire.

Pincement de lèvre.
- NON ! Enfin je veux dire que ca ne servirait à rien ; crois moi je le connais mieux que quiquonque. Quand il a une idée en tête, personne ne peut le faire changer d'avis.

- Dis tout de suite que tu ne veux pas me voir Hein, ca ira plus vite tu sais
.
Si tu savais Tom.. Si tu savais ..
- Qu'est ce que tu racontes ?! Arrête un peu, tu sais très bien .. que j'ai envie de te voir

- Tu l'as dit avec un tel enthousiasme ..


- Non .. Tom s'il te plait ne dis pas ca ..

- Ne t'inquiètes pas, j'y ai cru. Tanpis tu me diras quand tu seras enfin prêt à me voir. Bye


Et c'est tout. Je n'ai pas eu le temps de répondre quoi que ce soit qu'il avait déjà raccroché. Je comprend tout à fait, il l'a mal pris et s'est véxé ; je crois que j'en aurais fait de même. Mais je ne peux pas lui dire la vérité. Je me sentirais bien trop nul. Tant que ces fichus marques n'auront pas disparus je ne pourrais pas le voir. Parce que je penserais à David, alors que je serais en présence de Tom ; et je ne veux pas qu'il vienne gâcher ce moment. Et comme un con j'ai préféré lui mentir que de lui avouer ce qu'il s'est passé. Je l'ai blessé et je m'en veux terriblement.

Que faire ? Lui envoyer un message pour lui présenter mes plus plates excuses ? Mais cela servirait à quoi. A rien, a vrai dire puisque je ne changerais pas ma décision. je m'en veux tellement, mais c'est mieux comme ca. Je n'avais pas d'autre solution. A par porter une écharpe constament, mais il aurait trouvé ca suspet. A cause de cet enfoiré je suis résigné à rester ici. Je préfère sortir, m'aherer l'esprit. Malgrès le froid, la plage me semble l'endroit idéal.

Je marche. Le temps me semble infini. Cela fait peut-etre 20minutes, une heure , 2heures que je suis la ; Je ne sais pas. Mais peu importe, cela m'aide à évacuer toutes ces mauvaises choses que j'accumule chaque jour. Je traine mes pieds le long de cette plage, l'écume des vagues bien s'abattre sur mes pieds ce qui me fait frisonner. Le soleil vient se coucher délicatement sur l'eau, et mon coeur s'éteint avec. Tout me ramène à toi. Tu te trouves à plus de 300 kilomètres de moi ; j'aimerais te rejoindre. L'abime vient s'écraser contre mon dos ce qui me fait revenir à la réalité. Chacun de mes pas, la mer l'efface.

Aucun message.

Aucun appel.

Tom ne s'est toujours pas manifesté. Contrairement à d'habitude il ne m'envahit pas de messages. Je comprend tout à fait. Je l'ai décu. Je lui avais dit qu'il le serait. J'aimerais l'appeler et lui dire que j'ai réagi comme un con, sous la peur et que je viendrais ce week-end comme prévu. Mais non je n'y arrive pas. Pourtant ce n'est pas si compliqué que ca. Si seulement tout ca ne pouvait ne pas exister. S'il ne pouvait y avoir que toi et moi. Tout serait bien plus simple. Crois moi.

Si tu viens, éclairer mon âme quand j'en ai besoin
Si tu viens, désserer les lames autour de mes mains
Je pourrais t'expliquer la chute, les bons choix
Te montrer les couleurs qui ne vont pas

Peut-être que j'attendais que tu me supplis Tom. Peut-être que je voulais que tu emploies les mêmes mots que la dernière fois. Je voulais être rassuré. C'est bête et enfantin mais j'en ai besoin. Je n'ai pas confiance en moi, et ces derniers jours toi seul me redonnait espoir. Je me sentais bien avec toi. Avec tes mots. J'aimais t'entendre rigoler. Mais je sais que j'ai tout gâché.

Mais qu'est ce qui nous aidera
A vivre autrement
Des gestes, des mots ou du temps

L'horloge affiche 20 heures. Papa vient de rentrer. Je lui dépose une douce bise sur sa joue et rejoind ma chambre aussitôt. Il ne semble pas comprendre ma réaction ; mais il sait que dans ce genre de moment, cela ne sert à rien de venit me parler. Ca sera peine perdue. Ce soir je n'ai pas faim. J'ai décu l'être au quel je tenais le plus après mon père, et comme un lâche je ne peux pas lui avouer la stricte vérité. Le prendait-il mal ? Je ne sais pas.. Je ne sais plus à vrai dire. Je voudrais juste retourner en arrière. Qu'est ce qu'il m'a prit aussi de répondre à David ?! Quel con j'ai été. J'ai voulu jouer au plus fort. Et j'ai perdu.

Je ne sais pas ce que je veux. Je ne sais pas qui je suis et ou je vais.
Même le reflet de le miroir me renvoit est vide. Lorsque je me regarde de plus pret, je vois juste un garçon, dont son regard est remplie de tristesse et d'amertume. Mes traits sont fatigués. Je suis bien trop maigre. Je me dégoute. Je fais vraiment peine à voir ; je comprend alors pourquoi David et tout les autres s'obstinent à m'humilier. Je ne ressemble à rien. Je suis personne. Personne ne peut m'aimer. Je suis tout simplement grotesque avec ce surplus de maquillage et tous ces bijoux.

Je suis la Laideur, la Peur, la Fragilité, l'Irresponsabilité, L'intolérance, le Desespoir, la Bêtise.
Je suis le Mal. Je suis la Crainte, la Phobie, la Faiblesse. Je suis le noir. Je suis le froid. Je suis la solitude.
Et tout un tas d'autres ajectifs pejoratifs.

- Tom. Je suis vraiment désolé pour tout à l'heure. Mais c'est la vérité, puis tu sais tu ne perds pas grand chose. Tu vois je m'attache à toi et je ne devrais pas.

Je repose mon portable sur la table, n'attendant aucune réponse. Et pourtant quelques minutes plutard, il se met à sonner.

- Combien de fois vais-je te le répéter Bill !! Tu me plais énormement alors arrête un peu de te sousestimer constament. C'est à mon tour de m'excuser ; désolé de ne pas avoir donné de nouvelle avant, mais ta réponse m'a vraiment fait mal. Alors je ne voulais plus te parler. Juste pour que tu ressentes ne serait-ce qu'une seconde le mal que ca m'a fait. Je m'en veux ; je n'aurais pas dû. Pourquoi tu ne devrais pas t'attacher à moi ?

- Ô Tom ! Si tu savais comme je m'en veux de te faire subir mes sauts d'humeur. Tu ne mérites pas ca. Je ne te mérites pas. J'ai ressenti cette peine, au momen même où tu as raccroché ; j'aurais voulu te rappeler pour te présenter mes excuses. Mais cela n'aurait servi à rien puisqu'au final l'avis de mon père reste inchangé. Je ne dois pas m'accrocher à toi .. Mais c'est trop tard. Parce que s'attacher à une personne crée une certaine dépendance et quand cette personne s'en va ..

- Je ne m'en irai pas Bill. Je te le promet. Je t'ai trouvé, je ne te lâche plus. Sois en sûr. Je veux juste que tu te sentes à l'aise avec moi. Je te laisse .. Passe une bonne nuit. Comme on dit la nuit porte conseil. Je t'embrasse fort.


La nuit porte conseil .. A ce qu'il parait. Mes les traces ne seront pas parties demain. Elles y seront encore. Et elles ne pourront pas partir en deux jours ; c'est impossible. Je veux juste être parfait quand ce jour viendra.

Parce que quand on est accro, même si ça fait mal, parfois ça fait encore plus mal de décrocher.

- Est ce que tu m'aimes ?

En lisant ce message, j'en reste sans voix. Je vérifies à plusieurs reprise le destinaire. Il s'agit bien de Tom.

Mon Tom.

Tu sais, j'aimerais te dire beaucoup de choses, Tom, seulement j'ose pas. J'ai peur de te parler. J'ai peur de ce que je ressens. J'ai peur de tout en réalité. Je suis un trouillard. Et pourtant tu m'as apporté tellement de chose.
Si tu savais comme je te trouve bien, comme je t'admire. Tu as tout ce que je recherche chez un mec. T'es doux et calme, reposant, prévenant, rassurant. Mais avec toi, peut-être que la vie serait moins amère. Pour ça, faudrait que j'ose, que je fasse le premier pas. Et rien que d'y penser mon c½ur bat beaucoup plus fort. Tu vois dans quel état me met ton message ? Un stupide message. Mais une question tellement importante. Si je te repond que non je me mens à moi même. Mais si je te repond oui, c'est comme si je sautais dans le vide. Je ne connais pas ce sentiment. Je ne veux pas me tromper. Pourtant je n'ai qu'à répondre par oui ou par non.

- Tu veux que je sois sincère ?

- Oui, ce n'est pas une question à prendre à la légère je le sais bien. Mais j'ai besoin de connaitre tes sentiments Bill. Tu ne laisses rien paraître. Je ne sais même pas ce que je suis pour toi ; si j'ai une place dans ton coeur ..


Foutu carapace ..

- Tom .. Je vais essayer. Je ne te promet rien. Le verbe aimer je ne connais pas. Je n'ai jamais su le mettre en application ; c'est bête hein pour un gars de 18ans. Alors si je te dis non je te mentirais. Mais je ne sais pas si c'est de l'amour .. Ou .. Enfin si je le sais. S'en ai. Mais je ne veux pas me l'avouer. Parce que tu es bien trop parfait pour moi Tom. Ô oui ! Tu es bien mieux que moi. Je ne comprend toujours pourquoi tu t'acharnes autant sur moi ; pourquoi tu veux tant me voir ? On est pas du même monde .. Je suis ton opposé. Alors oui Tom. Oui je t'aime. J'espère juste que ces quelques mots ne te feront pas changer d'avis sur mon compte. Et que m'aimes si tu ne ressens pas de l'amour pour moi que tu ne me laisseras pas tomber.

J'espère juste qu'il ne s'éloignera pas. Je ne veux pas le perdre. Il se dit gay, mais je continue à douter ; malgrè tout ce qui me dit. Le réveil affiche bientôt 23 heures. Mes yeux se ferment peu à peu. Je dois tenir éveiller, pour avoir sa réponse.

- J'èspère juste que tu es des plus sincère Bill. Parce que moi aussi je t'aime. Je t'aime vraiment Bill. Je tiens énormement à toi. Je suis loin d'être parfait. J'ai pleins de défauts. Comme on dit les opposés s'attirent .. Pas vrai ?!

- Il parait ..

C'est vrai que mon message est totalement ridicule. Dépourvu d'originalité, de sentiment. Il est tout simplement vide. Mais je suis démuni face à ses mots. Cette foutu carapace m'empêche d'aller de l'avant. Je n'arrive pas à briser ces barrières. Ce n'est pas l'envie qui m'en manque.

Arrête de changer de sujet. Arrête de te remettre en question tout le temps. Vis. Fais ce qui te plais comme il te plait. Et arrête, je t'en supplie, de ne pas avoir confiance en toi. Tu as tout pour toi, tu ne t'en rends même pas compte et c'est ce qui te tue. De toute façon tant que tu ne t'aimeras pas toi-même, tu ne pourras aimer personne. Alors, bordel, arrête d'avoir peur. Prends conscience que tu es comme tout le monde. Car même ceux qui t'impressionnent le plus ont leurs faiblesses !! Et dis toi, une bonne fois pour toute que tu peux y arriver, toi aussi. "

Est-ce un Je t'aime amical, ou un je t'aime amoureux. J'aurais dû lui demander. Parce que moi ce n'est pas un je t'aime amical. C'est plus que ca. Je sais bien que c'est complètement incensé d'éprouver des sentiments à son egard alors que je ne l'ai jamais vu. Oui ! Et pourtant c'est le cas. Je m'attache beaucoup trop vite aux gens. Alors j'espère juste qu'il ressent la même chose que moi ..

# Posté le dimanche 03 mai 2009 08:51

Modifié le mardi 12 mai 2009 11:42

- Ne pas se fier aux apparences. Chapitre 4

- Ne pas se fier aux apparences. Chapitre 4
[ + ]

Il existe différentes forme de regrets. Il est parfois léger comme quand on fait quelque chose de mal pour une bonne raison. Il est parfois plus lourd comme quand on a déçu un ami. Certains d'entre nous évitent les regrets parce qu'ils ont fait les bons choix. Certains n'ont pas de temps à perdre en regrets parce qu'ils ne pensent qu'à l'avenir. Parfois on doit se battre pour accepter son propre passé et parfois on enterre nos regrets en se faisant la promesse qu'on va changer. En réalité nos plus grands regrets ne viennent pas des choses qu'on a faites mais des choses qu'on aurait dû faire et qu'on aurait dû dire et qui aurrait pu sauver une personne qu'on aime. Surtout lorsqu'on voit se profiler à l'horizon l'orage qui la menace.

- Bill ! T'es un bel enfoiré. Et moi qui te faisais confiance. J'ai vraiment été stupide. Enfin tu joues avec les gens. T'aimes ca Hein ? Avoue le. Tu m'as fait croire que ton père .. Alors qu'en faite c'est faux. Tout est faux. Tout comme cette relation que l'on construit. Je croyais en toi, en nous. Tu m'as décu.
Je change immédiatement de tête, et mon visage se met à palir
- Co.. Comment ca tout est faux ? Qu'est ce qu'il se passe ?

- Tu te fous de moi là j'espère ?! Je comprend mieux pourquoi tu ne voulais pas que je parle à ton père .. Vociféra-t-il

- Mais tu vas me dire ce qui te met dans cet état à la fin ?!

- Ce qui me met dans cet état ? Tu n'as pas une petite idée Bill ? Mais putin ! J'ai voulu faire changer ton père d'avis parce que je tenais vraiment à ce que tu viennes ; alors j'ai chercher ton numéro de fixe et je l'ai appelé. Je lui ai tout expliqué, je l'ai rassuré. Et tu sais ce qu'il m'a dit .. Tu le sais ? Il m'a dit qu'il n'etait au courant de rien. DE RIEN ! TU M'AS PRIS POUR UN CON !

Ma gorge se noue, et plus aucun son ne sort. Je n'y arrive pas. Je ne voulais pas qu'il l'apprenne de cette façon. Maintenant je sais que tout ca est finit. Je lui ai menti et il m'en veut.
- Tu pourrais au moins me répondre ! Pourquoi ? Pourquoi tu m'as menti ? Tu pouvais pas me le dire que tu ne voulais pas me voir ?

- S.. Si .. je .. voulais t-te voir ..
Dis-je en essayant d'étouffer mes sanglots.

- Arrête ! Arrête de mentir Bill ! Ca ne te va pas !

- Je ne mens pas ..

- Continue à me prendre pour un con en plus ; je ne dirais rien. Et moi qui pensait que tu étais sincère quand tu disais que tu m'aimais ..

- Je l'étais.

- Foutaise ! Encore et toujours ! C'est finit Bill.


Le monde vient de s'effondrer. Ma gorge me brûie de plus en plus, tout comme mon coeur. Je suis complètement désarmé. J'ouvre ma bouche, laissant passer l'air mais aucun mots n'arrivent à franchir cette barrière. Je voudrais lui dire toute la vérité. Pourquoi je lui ai menti. David. Les traces. Tout. Mais je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Mon ventre se tord un peu plus. Je ne peux me retenir plus longtemps ; mes larmes franchissent la barrière, et dévalent le long de mes joues. Tom je n'y arriverais pas sans toi.

- Je .. Je suis désolée, Dis-je entre deux sanglots

- Ca ne sert à rien de pleurer Bill ! A rien. Tu as tout gâché. Bonne nuit.

Je n'ai pas le temps de répondre un semblant de mot qu'il a déjà raccroché. J'ai l'impression de vivre un mauvais rêve et que demain je me réveillerai avec le soulagement que cela n'était que chimère. La réalité revient vite au galop. Je recompose le numéro de Tom, mais je tombe sur sa messagerie. Je réitère mon geste, mais rien n'y fait il ne répond pas à mes appels. Je prend alors mon cellulaire et l'envoie valser à travers la pièce ; peu importe qu'il soit endommagé. Maintenant Tom, le seul à qui j'aimais parler me déteste alors il peut bien en piteux état je m'en contre fiche. Je rabats la couverture, recouvrant mon visage.

Je n'ai pas réussi à dormir cette nuit. Comment aurais-je pu dormir sur mes deux oreilles après ce que je lui ai fais ? Je suis le fautif dans l'hisoire. Moi et moi seul. Je l'ai perdu à jamais. J'ai versé tellement de larmes cette nuit que je n'ai plus de force pour faire un soupçon de geste. Je n'irais pas au lycée, je suis bien trop mal pour affronter de nouveau le regard des autres. Je dirais à papa que je suis de nouveau malade. Mes paupières se font lourdes, j'essaye de lutter mais en vain.

J'ai dû dormir une bonne partie de la journée, étant donné que mon réveil affiche 15 heures.

Manger. Il faut que j'avale quelqu'un chose, mais je ne peux pas. Ma gorge est bien trop serrée pour laisser passer quoi que ce soit. Ce n'est pas à mon avantage. Je vais m'amaigrir, mais peu importe, je serais encore plus laid que maintenant. Mais il n'y à plus Tom alors à quoi bon de faire des efforts pour personne. J'entend mon téléphone se manifester. Finalement je ne l'ai pas briser. J'aurais peut-être du.. Ma poitrine commence à augmenter la cadence ; Je pris pour que ce soit Tom .. J'ai juste besoin d'entendre sa voix.

Fausse joie.

Ce n'est rien d'autre que mon père qui s'inquiétait. Je l'ai rassuré et lui ai juste dis que je me sentais patraque. Je vérifie tout de même si j'ai un message de lui .. Non. Aucun. A-t-il réellement tiré un trait sur tout ca ? Je dois l'appeler, je dois lui expliquer .. Je dois.. Mais à ce moment précis mon cerveau n'est pas de cet avis. Je me rend dans la salle de bain pour affronter la réalité. Mes yeux sont rougis et gonflés par les larmes. Je suis aussi pâle qu'un linge. Tout. Tout me revient. Tom.. L'appel.. La trahison.. Les pleurs.. Plus j'approfondis ces souvenirs plus mon ventre me fait mal. Sans plus attendre tout remonte, j'ai juste le temps de baisser ma tête pret de la cuvette pour vomir. Oui vomir tous mes tripes. Tout ce qui me rappelle Tom. Peut-être que de cette manière je réussirais à oublier cette haine que j'éprouve à mon égard. Oui je me HAIS ! Je veux juste me faire mal ; autant que j'en ai fais à Tom. Je ne veux pas jouer à l'égoiste. Je joue sûrement au con mais peut importe.

Trop tard.

Papa est enfin rentré de son travail. Je l'entend raller contre le mauvais temps. Des pas lourds se font entendre dans l'escalier. Il se trouve dans l'encadrement de ma porte et rapidement un poids s'affaisse sur mon lit. Sa main protectrice vient caresser ma joue. Il dépose un baiser sur ma tempe et me regarde à nouveau.

- Tu es tout pâle Bill ..

- J'ai dû attraper un coup de froid, t'inquiètes pas papa.


Il se lève sans dire un mot et sort de ma chambre. Je sais qu'il va revenir d'ici peu. Quelques minutes plutard, le revoilà tenant un verre d'eau ainsi qu'un comprimé qu'il me tend. J'avale sans broncher.

- Au faite Billy .. Je voulais te parler .. Il remet en place une mèche de mes cheveux derrière mes oreilles et reprend. L'autre jour il y a un jeune home .. Heeu .. Tom. Oui C'est ca Tom. Je ferme mes yeux pour ne pas pleurer une énième fois, surtout pas devant mon père. Alors je joue ou du moins j'essaye de jouer la carte de l'incompréhension. Il m'a appelé et je dois dire que j'ai été surpris de cet appel.

- Abon ? Pourquoi ?

- Et bien il m'a déballé tout un tas d'arguments très convaincants je dois dire, pour que tu passes le week-end chez lui .. Ai-je loupé un épisode Bill ? Parce que ce Tom je ne le connais ni d'Adam, ni d'Eve .. Alors j'aimerais que tu m'expliques .. Tu avais peur de ma réponse, c'est pour ca que tu ne me l'as pas demandé directement ?

C'est bien plus compliqué que ca papa, bien plus.

- Non, ne t'en fais pas. Je .. Oublie c'est tout. Ca n'a pas de réelle importance à vrai dire.

Un silence immobile s'installait entre nos réponses.

- Tu es sûr ?

- Oui, papa
. Dis-je en empoignant de toutes mes forces mon oreiller pour empêcher ses larmes de se déverser. Je le serre tellement fort, que mes ongles entrent dans ma peau ; ca fait mal mais je ne m'en soucis guère.

**

Ca fait une semaine que je n'ai pas mis les pieds au lycée. Une semaine que je n'ai pas bougé de ce lit, ou que très peu. Juste pour absober ce liquide sans goût ; l'option de manger a été bagni depuis bien longtemps. Alors mon père se contente de mettre du sucre dans mon eau. C'est la seule manière de me nourir. Je ne sais même pas si Tom a essayé de me rappeler puisqu'entre temps mon téléphone s'est etteind pour cause de non batterie ; mon cellulaire se trouve à l'autre bout de la pièce, et je suis bien trop faible pour me lever. Et puis je ne veux pas affronter la vérité. Sûrement. Certainement. Je ne me reconnais plus. Je ne comprend pas comment j'ai fais pour etre dans un état aussi critique.

Dépendance. Oui je suis devenu dépendant de Tom, et je n'aurais pas dut. Quand je regarde en arrière .. Tout s'est écroulé tel un châteeau de carte. Le blanc s'est transformé en noir, mon sourire a laissé place aux larmes, mon bonheur s'est vu perdre la place par la haine et la souffrance, mon allégresse a préféré déserter,

Un poison violent, c'est ça l'amour. Un truc à pas dépasser la dose.

Difficile d'appeler au secours quand tant de drames nous oppressent et les larmes nouées de stress étouffent un peu plus les cris d'amour de ceux qui sont dans la faiblesse et dans un dernier espoir disparaissent

Je me réveille une énième fois en sursaut. Mes nuits ne sont pas des plus reposantes, mais cette fois ci je transpire et mon corps est prit de tremblements que je ne peux absolument pas contrôler. Mon corps est le seul maître. Quelques minutes passent et les spasmes disparaissent et mes yeux se ferment automatiquement. Je sens une main me caresser avec douceur mon front. Je ne bouge pas, je sais que c'est mon père et je n'ai ni la force ni le courage de lui parler.

- Bill .. C'est moi .. T'es dans un sal état. Co.. Comment t'as pu ?

J'ai beau avoir les yeux fermés, faible et tout ce qui s'en suit je reconnaitrais cette voix parmi 1000. Je dégage alors ma main de sous les couvertures pour venir la poser sur la sienne. Il entrelace alors nos mains et je sais que c'est bien lui. Tom ! Il est là. Il est venu à moi. Je n'ai même pas la force de parler, Je sais juste qu'à cet instant mon coeur revit ; je veux juste rester comme ca des heures et des heures. Mais j'ai tellement peur. Peur que ce ne soit qu'un rêve de plus. Peur qu'en me réveillant il ne soit plus là. Où alors qu'il prenne peur à son tour. J'essaye de murmurer quelque chose mais rien ne sort. Je sens juste son doigt se poser sur ma bouche.

- Ne parle pas Bill. Repose toi, on aura tout le temps après. Je vais m'occuper de toi. Mon coeur explose dans ma poitrine. Il est bien là. Tu vas prendre un bain et après je veux savoir.. Savoir pourquoi.. Me dit-il en me caressant la joue, qui me procure tout un tas de frissons. C'est ton père qui m'a appelé, parce qu'il s'inquiétait de te voir dans cet état.. Et j'etais d'après lui la seule personne à qui tu tenais d'après ce qu'il avait pu voir ..

- La seule ..

- Alors je suis venu aussi vite que possible, parce que tu sais j'ai essayé de te rappeler, mais tu ne repondais pas alors je me suis dit .. que t'avais tourné définitivement la page et .. je m'en voulais parce que je t'ai balancé tout un tas de méchanceté sans en connaitre la raison ..


Je ne sais pas quoi répondre. Parce qu'il avait raison de me dire toutes ces choses, je n'avais pas à lui mentir. Surtout pas à lui. Alors une larme innocente se met à couler pour venir se loger dans mon cou.

- Non ne pleure pas Bill. Je vais te porter pour t'emmener à la salle de bain, ok ?

- Ok.


Il passe alors le plus délicatement possible une de ses mains sous ma nuque et l'autre sous mes cuisses pour pouvoir me porter à son aise. J'entour aussitôt son cou de mes bras et viens loger ma tête contre son cou. Il sent si bon. Il passe la porte, prenant soin de ne pas me cogner. Il m'assoit contre le rebord de la baignoire et retire chacun de mes vêtements. De nature je suis pudique mais la je ne sais pas. C'est Tom. Il n'y a pas d'autres explications. Il m'allonge dans la baignoire et fait couler l'eau. De l'eau froide. Ce n'est pas tellement désagréable ; c'est un moyen comme un autre pour faire redescendre ma température. Il reste là, accoudé à la baignoire, son regard est ancré dans le mien ; personne de parle mais on n'en ressent nul le besoin. Seul sa présence me réchauffe et me rassure.

Je ne suis plus seul.

Il me lave avec le plus grand soin et m'enveloppe dans une douce et chaude serviette. Il me reprend dans ses bras et me depose sur le lit. Il me frictionne pour me sécher et me passe mes vêtements un à un. Je me glisse sous les couvertures, et il reste là, posté face à moi. Je retrouve peu à peu mes forces et je peux enfin aligner plusieurs mots.

- Putin, excuses-moi ... Excuses-moi ... J`voulais pas tu sais, non jamais j`aurais voulu ça ... Dis-je

- Hey calme toi, on a tout notre temps tu sais ..

- Tu ne comprends pas Tom. Je m'en veux tellement, vraiment. Je n'aurais jamais dû te mentir. Jamais ! Mais la peur a été plus forte, j'ai paniqué et j'ai préféré fuir que d'affronter. Tu as eu raison de me dire toutes ces choses. Ce n'est que la verité Tom. Je suis bel et bien un enfoiré, un menteur, je joue avec les gens, je suis égoïste .. Je .. Tu vois Tom je te l'avais dis que tu serais décu ..


- Je suis loin d'être décu crois moi. Je ne regrette pas d'être venu. Non tu as tord Bill, je n'aurais pas dû m'emporter de la sorte. J'aurais dû te parler calmement, pour essayer de comprendre. Tes mots m'ont vexé alors je me suis emporté, mais je ne pensais pas un mot que j'ai pu prononce.

- Mais tu ne répondrais plus à mes appels .. Alors j'ai cru.. J'ai cru que .. Tout était finit ..

- Je voulais plus te parler, parce que tu t'en voulais vraiment sur le coup.. Et crois je voulais t'appeler chaque minutes qui passaient mais je voulais que tu comprennes le mal que tu m'avais fait alors j'attendais que tu deignes faire le premier pas ..


Je n'ai qu'une envie à présent, me blottir dans ses bras pour enfin être qu'il est là et qu'il ne partira pas. Qu'il ne me laissera pas. Je sens sa main venir caresser la mienne, ce qui a le don de me rassurer. Je ferme les yeux et me laisse bercer par ses douces caresses. Je sens la couverture se soulevé et un frisson m'envahit. J'ouvre les yeux et je le vois, tout près de moi. il me regarde intensément et passe le bout de ses doigts sur ma joue gauche ; je penche ma tête pour l'appuyer contre sa main.

Sa main vient s'aventurer dans ma nuque et il effectue un geste vers l'avant pour m'inciter à venir contre lui. Je ne m'y oppose pas ; aucune résistance. Je sens son coeur battre la chamade. Mon nez lui chatouille son cou si doux. Son parfum m'enivre les narines. Il se met à masser mon cuir chevelu, j'en gémis. Il s'approche doucement de mon oreille pour me susurrer :

- Tu es magnifique Bill ! Vraiment.

Je rougis à ces paroles, et je suis content qu'il ne me voit pas dans cet état. Je ne répond que par un simple sourire qui se dessine sur la peau de Tom. Je le sais puisque je l'entend rire et se met à dessiner des ronds dans mon dos. Je dois me lancer, c'est maintenant ou jamais. Je dépose un doux baiser sur sa peau halée et commence alors mon récit.

- Tom il faut que je t'explique .. Tom me prend par les épaules pour me mettre face à lui, mais je m'y oppose. Non Tom, je ne pourrais pas te regarde en le disant, j'aurais bien trop honte.

- Comme tu voudras, dit-il en me caressant à nouveau les cheveux, je t'écoute.

- Tu vois .. j'allais en parler à mon père le soir mais il y a eu un imprévu entre temps et je n'ai pas pu .. Je reprend mon souffle et continue. Enfaite dans l'après midi en cours David à commencer à m'insulter et j'ai répondu, j'en avais marre de me laisser marcher sur les pieds donc j'ai ouvert ma gueule .. et je n'aurais pas dû. Je serre fort les pans du tee-shirt de Tom pour m'empêcher de pleurer, et je vois par la même occasion que les poings de Tom sont serrés. Et il m'a dit qu'il se vengerait.. Et sur le chemin du retour, il m'attendait .. et il ...

- Il t'a pas ... Dit-il en relevant ma tête, je croise son regard rempli de peur mélangé à de la rage.

- Non .. Il a tenter de m'étouffer et il a finit par me cracher dessus en m'insultant de sale pédé.

- QUOI ? Il ta .. Han mais je vais le .. se détachant de moi. Je l'interroge du regard. Il se prend pour qui ? C'est qu'un connard. Crois moi il va entendre parler du pays. Il va voir sa vie défiler ! J'avale difficilement ma salive.

- NON ! Tom tu ne feras rien.

- Comment ca ? T'es sérieux Bill ? Tu as vu ce qu'il t'a fait ? Tu veux le laisser s'en sortir comme ca ?
Dit-il en se mettant debout. Il hausse la voix, il est en colère, cela se voit à sa veine qui ressort sur sa tempe.

- Je ne veux pas que tu entres dans son jeu. C'est un jeu sans fin ; je n'aime pas la violence. Alors promet moi que tu ne feras rien.

- Je ..

- Promet le !

- D'accord, Bill. Je ne ferais rien cette fois. Mais il te retouche ne serait-ce qu'une seule fois, j'ai bien dit une fois de plus il finit dix pieds sous terre.


# Posté le dimanche 03 mai 2009 16:45

Modifié le mardi 12 mai 2009 11:41